Sortir de sa zone de confort et Handiski

Le thème du jour: zone de confort et handiski…tout un programme.
Mais surtout quel plaisir de me retrouver devant ce clavier !
J’ai la chance de pouvoir profiter de cette période pour faire des choses que j’aime, et mine de rien  c’est une chance énorme.

           Sports et nouvelles expériences

Comme vous le savez (plus ou moins!), le sport occupe la plus grande partie de ma vie.
J’y ai même dédié une partie du blog et de nombreux articles!

nouveau expérience sportive - wake board
expérience du wake-board avec le club Lilial

Je pratique l’escrime et la musculation quotidiennement.

La course à pied (enfin en fauteuil!) et la natation même si beaucoup moins régulièrement, sont également des activités dont je suis adepte. Et dire, que gamine, j’étais dispensée de sport les 3/4 de l’année !
Et quand mon père regardait le sport à la télévision comment vous dire ?
Je ne lui apportais pas plus d’attention qu’à un hanneton transparent, c’est dire !

Maintenant, quelque soit l’activité sportive que l’on me propose, je dis oui..,et après je réfléchis !
J’ai testé le wake-board, le rugby fauteuil à 13, le basket.
Je rêve d’essayer le tennis et je rêvais d’essayer le handiski.

          Le ski valide

Quand j’étais valide, je connaissais le ski de fond que je détestais du plus profond de mon être.
Faut dire que c’était LA sortie scolaire de l’hiver et c’était réellement mon cauchemar.
Si j’avais pu me ronger une jambe pour ne pas y aller, je l’aurais fait. skieur dont celle les jambes à l'enver et les skis sortent de la neige

Le ski de piste je l’avais testé une fois…
J’étais déjà adulte et ma belle-sœur avait décidé de m’apprendre les bases.
A la fin de l’après midi, je ne sais pas qui avait le plus envie de planter les bâtons dans la tête de l’autre.
Je vous rassure, elle est toujours en vie et on s’aime beaucoup!
Par contre moi, je ne suis jamais remontée sur des skis de piste !

Mais alors pourquoi donc rêvais-je de tester le handiski ?
En fait, je n’en sais rien !
Sûrement parce que je me disais que puisque tout le monde parle et aime le ski, je passais à côté d’un super truc.
Puis peut-être aussi parce que rester sur un échec m’agaçait profondément.

          Le handiski

Du coup, cela faisait plusieurs années, que le handiski me faisait de l’œil.
Mais j’habite en ville et il n’y a pas de remonte pente en vue.
L’activité + le trajet + l’hébergement, ça revient donc un poil cher.personne dans des dual ski e ttandem ski avec leurs accompagnateurs derrière

Grâce au blog, il y a quelques années j’ai rencontré la personne formidable qui se cache derrière le blog Inséparable.
Il se trouve que le ski est une de ses passions et du coup elle m’a embarquée avec elle.
Je dirais même que la neige, les pistes, font partie de sa zone de confort et de plaisir même si ce n’est pas toujours simple avec la maladie.

Pour avoir une autre vision, allez lire le dernier article de 1 parenthèse 2 vies où elle raconte sa propre expérience.
Et pour mieux connaitre les aspects techniques de ce sport, cet article est particulièrement intéressant.
Donc, me voici un matin, dans une station.
J’étais folle de joie, je sautais partout… en fait non, pas du tout mais alors vraiment pas !

            Tout le monde a sa zone de confort

personne à genoux sur sa valise et zone de confort
Bon alors, je ne m’assois pas dessus mais ça reste sport quand même!

On me dit souvent qu’en tant que sportive de haut niveau, je n’ai peur de rien.
Le stress moi, je ne peux pas connaître.
La réalité n’est évidemment pas celle là.

Je voyage aux quatre coins du monde.
Faire et défaire mes bagages est devenue mon quotidien
Je rencontre souvent des gens qui ne parle pas du tout la même langue que moi.
Mais c’est ma zone de confort.

J’ai eu du mal à me faire à cette vie.
Les aéroports ont été le théâtre de maintes crises d’angoisses silencieuses.
J’ai appris à faire des listes pour ne pas oublier mes sondes urinaires ou autre matériel indispensable.
Mais c’est devenu mon habitude, ma routine.

          J’y suis

Le ski ne fait pas du tout parti de cette routine.
Je n’habite plus dans une région ou le paysage se couvre de blanc chaque hiver.
Le froid empêche mon corps d’avancer et me fait perdre beaucoup d’autonomie.
Du coup, je me suis retrouvé aux pieds des pistes, après l’avoir ardemment espéré et pourtant complètement pétrifiée.montagnes enneigées

Pour vous expliquer rapidement, j’ai testé le dual ski.
On m’a donc installé dans une espèce de barquette montée sur ski et un skieur me dirigeait.
Je n’avais donc rien à faire si ce n’est profiter du paysage.

Sauf qu’en fait, à la première descente, les larmes s’envolait derrière moi emportées par le vent.
Comment vous dire que l’heure n’était même plus aux incantations pour me télé transporter dans un pays chaud.
J’en étais plutôt à maudire sur six générations toutes les personnes m’entourant.

          Sortir de sa zone de confort

Je ne sais toujours pas ce qui a fait que j’ai répondu « non, non ça va » quand ma pote m’a demandé si je voulais arrêter.
Je pense que le sourire de circonstance que j’arrivais à plaquer sur mon visage avant que tout commence, n’était absolument plus visible.

Bizarrement, j’ai commencé à me détendre quand mon accompagnateur a commencé à prendre des bosses.
J’avais l’impression de voler à chacune d’elle et j’adorais la sensation.

En fait, avec le recul je dirais qu’au delà de ma peur de la descente, le fait de ne rien contrôler est ce qui m’a rendu l’expérience très dure à apprécier.
Je me suis retrouvée dans une situation qui m’a forcé à lâcher prise.
Lâcher prise sur cet univers que je ne connaissais pas (les stations de ski quand on ne connaît pas, c’est un peu la planète mars), sur mon fauteuil qui ne pouvait pas bouger de dix cm sans aide, sur ces descentes où je ne décidais rien.

En conclusion, je ne regrette en rien cette magnifique journée.
J’ai bien l’intention de réessayer l’an prochain et de tester le fauteuil ski que l’on peut diriger soi même.
Mais surtout cette journée m’aura fait comprendre qu’accepter de l’aide, et ne pas tout contrôler ne remet pas du tout en cause mon combat quotidien pour être et rester autonome.

MERCI Audrey, Hélène, Batilde, Lætitia, Guillaume, Raphaël et toutes les personnes qui m’ont permis de grandir un peu plus, <3 <3.

6 réflexions au sujet de “Sortir de sa zone de confort et Handiski”

  1. Coucou ma Belle !!!
    Ah le lâcher prise, l’acceptation de ses limites !!!!!
    Tout un programme, voire, un parcours de vie !!!!

    Répondre
    • Je suppose que ça l’est autant que le ski ni plus ni moins. mais effectivement de mon point de vue c’est flippant! C’est drole on parle rarement du coté flippant du ski pourtant ben ça l’est!

      Répondre
  2. Bonjour petite Circee
    Que c’est agréable d’ouvrir son ordi et de te retrouver ?
    Sans commentaire sur ce que tu as écrit, tu sais que nous sommes souvent d’accord….
    Profitons de ces moments où nous sommes « confinés » ( quel drôle de mot ) à la maison pour vivre à fond l’instant présent.
    Avec mon ( notre) amitié affectueuse.
    Annie

    Répondre

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