Mes voyages d’escrimeuse aux quatre coins du monde

On me fait souvent remarquer « ouah t’as trop de la chance tu voyages dans le monde entier ».
Ce à quoi je répondS inlassablement qu’en tant que sportive de haut niveau, je voyage pour pratiquer mon sport, me mesurer à des athlètes du monde entier et qu’en fait je ne vois pas grand chose des pays où je vais.

Ne crachons pas dans la soupe, les voyages restent des voyages!

C’est tout à fait vrai, mes voyages sont « professionnels ».
Je ne pars pas pour émerveiller mes yeux de paysages magnifiques.
Je ne suis pas non plus à l’autre bout du monde pour m’imprégner d’une nouvelle culture.

les voyages en avion
Dans le ciel…

Il n’empêche que c’est vrai, je voyage beaucoup.
Le premier point est que j’adore prendre l’avion.
Ma conscience écologique est à chaque fois tourneboulé par ce grand écart que je fais faire à mon cerveau.
Il n’empêche que j’adore être au dessus des nuages.
C’est tellement magique de voir le monde sans vraiment y être.
Savoir que l’on n’a rien à faire, pas d’impératif, pas d’appels intempestifs.

Quant aux compétitions, elles se déroulent souvent dans des hôtels à plusieurs étoiles.
Ils deviennent alors nos lieux de vie et de pratique sportive.
Question partage de la vie réelle d’un pays et de ses habitants, soyons honnête ce n’est pas très compatible.
Il n’empêche que l’on y côtoie le personnel qui lui est du « cru », on y mange la nourriture traditionnelle(ou qui s’en rapproche).

Et puis surtout, il y a les quelques soirées ou moments où je vais me baladais un peu.
Ce n’est pas énorme mais ce n’est pas rien.
Allé, je vous emmène dans ce qui sont devenus mes meilleurs souvenirs de ces voyages sportifs.

La première fois où j’ai pris un chemin de traverse – le Japon

Beaucoup de personnes me demandent sans comprendre pourquoi je ne reste pas plus longtemps dans les pays que le temps de la compétition.
Alors voici un scoop: ça coûte des sous et en plus je ne peux pas prendre à chaque fois une semaine de vacances!
La première fois où j’ai pris le temps de visiter et où on a décidé avec une autre escrimeuse, de se prendre quelques jours est au Japon.

des personnes avec l’habit traditionnel dans le parc de Fushimi inari

C’est un pays que je connaissais, enfin où j’étais déjà allée et je vous l’avais raconté ici et .
Ce qui est drôle c’est que la compétition avait lieu dans la même ville où j’avais séjourné: Kyoto.
Du coup, je savais déjà là où j’avais envie de retourner et ce que je n’avais pas eu le temps de visiter la première fois.

En fan incontournable du film « Mémoire d’une geisha » , je rêvais de parcourir (enfin!) ce chemin de Tori rouge (vous le voyez dans la bande annonce que je vous ai mise en lien).
Je vous avoue qu’en fauteuil, c’était comment dire, rocambolesque!
Me doutant un peu de ce point, nous avions décidé de le faire le premier et seul jour où une personne valide était avec nous.
Et heureusement, mais quel plaisir d’arpenter ce chemin si mythique pour moi!

Nous ne passions que trois jours de vacances et nous avions envie de voire tellement d’endroits!
A l’arrivée, nous n’avons pas fait tout ce que nous pensions mais nous avons pris notre temps.
On a réellement profité de chaque visite, de chaque nouveau lieu, de chaque gargote.
Comme je dis souvent, j’ai pu remplir un peu plus ma besace à souvenir (et mon fichier photo) et j’adore ça!

La soirée la plus étonnante de ma vie – karaoké géorgien

Je vous avais dit que la déco était surprenante

Cet autre souvenir détient sans aucun doute la palme de l’improbable.
Le dernier soir après la compétition, nous avions décidé d’aller nous promener dans les ruelles de Tbilissi.
Nous souhaitions passer une soirée tranquillement assis dans un bar à profiter des cocktails locaux.
Il s’est avéré que quasiment tout était fermé ou non accessible.

Nous avons finalement poser notre dévolu sur un petit bar facilement accessible en fauteuil roulant (juste une petite marche, facile!).
En rentrant , nous avons directement eu l’impression de changer de monde!
C’était une décoration très kitsch à nos yeux de français mais c’était tellement surprenant.

On nous a proposé une carte des alcools et une des chansons.
Moi qui n’aime pas du tout chanter et qui ressemble à une crécelle déréglée, je n’étais pas très rassurée!
Mais ils avaient l’air tout content de nous mettre des chansons françaises.
Du coup, on a chanté et en fait on chantait tous aussi faux!

Je dirais qu’on a amplement massacré tous les classiques de chez nous mais par contre qu’est ce que l’on a pu rire!
On a aussi eu droit à quelques chansons en géorgien.
Heureusement qu’on ne nous a pas alors demandé de pousser la chansonnette.
Il y avait un monsieur qui s’en chargeait.
Je serais bien en peine de vous dire si il chantait juste ou pas mais en tout cas il y mettait tout son cœur.

Quand on a failli exploser d’un trop plein de plats succulents – Sharjah

Je ne vous avais pas menti!

Le dernier soir alors que nous avions notre vol à l’aube le lendemain, nous avons décidés d’aller manger en ville.
Sur les conseils du personnel de l’hôtel, un taxi nous amener au souk de Sharjah.
Sauf que de souk point il y a!
Ah si des boutiques fermées, des petites ruelles mais point de foules, de cris, d’odeurs alléchantes.
Une des rares personnes que nous croisons nous fait comprendre que ça vient de fermer…

Nous errons donc un moment en riant de notre déconvenue.
Mais la soirée n’est pas finie et au détour d’une ruelle, nous tombons sur un petit restaurant.
Nous ne pouvons pas y rentrer faute d’accès handicapé.
Les serveurs par contre viennent vers nous immédiatement pour nous montrer ce que le restaurant propose.

Nous choisissons sans toujours savoir ce que l’on va manger.
Et là, commence à arriver nos plats.
Je me croirais dans un de ces  films genre Cléopâtre où on voit les serveurs défiler avec autant de plats différents qu’appétissants!
Je pense sans mentir que nous aurions pu manger à au moins six personnes avec ce que l’on avait devant nous!
Tout était délicieux et nous avons mis un point d’honneur à goûter tous les plats.
Mais voilà, nous n’étions que deux et ayant rendez-vous avec notre taxi nous ne pouvions pas passer la nuit à manger, digérer, manger digérer, jusqu’à ce que mort s’ensuive.
C’est donc remplie de gêne que nous laissons plus de la moitié de notre repas.

Une parenthèse enchanteresse – Sao Paulo

image d'un canal entouré d'arbres très grands se reflétant dans l'eau
jardin botanique – Sao Paulo

Le propre des voyages est de rencontrer des gens.
Nos mini excursions ne dérogent pas à cette règle.
Il y en a de bonnes et de moins agréables aussi quoi que plus rares.
Peut-être d’ailleurs que je pourrais consacrer un article à ces rencontres, ça vous dirait?

Pour l’instant parlons un peu Brésil.
Nous sommes allés à Sao Paulo et avons pu en profiter pour visiter un peu la ville.
Nous avons visité plusieurs endroits sans s’occuper de l’accessibilité avant.
Certes ça a été sport et heureusement que des personnes nous ont aidées.
N’empêche que nous aurions regardé avant nous n’y serions pas allées et nous serions passées à côté d’endroits réellement magiques comme la beco do batman.

J’avais repéré sur la carte le jardin botanique qui m’avait paru vraiment magnifique.
Là où nous étions logés, je m’émerveillais déjà de la beauté de la végétation, des fleurs aux couleurs plus chatoyantes les unes que les autres.
Alors pour le coup, visiter leur jardin botanique était vraiment attirant.

Il n’y a pas à dire, c’est un lieu vraiment beau.
Le climat n’est certainement pas pour rien dans le foisonnement de fleurs aux milles couleurs.
C’est certes un jardin comme on peut en voir ici mais il est vraiment bien aménagé et pour nous européennes, il n’a rien de commun.

1 commentaire sur “Mes voyages d’escrimeuse aux quatre coins du monde

  1. Merci de me faire partager ces magnifiques moments. Nous nous sommes, je crois, rencontrés à Sarrebourg en 2019.
    Assis une fois l’un en face de l’autre à un des repas, j’en garde la même fascination que lors de lalecture.
    Cordialement
    Emmanuel

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