Quand le découragement frappe à ma porte

Je vous ai déjà parlé de ces jours où on est dans le creux de la vague, je vous ai aussi parlé de la difficulté à vivre une poussée.
Alors aujourd’hui, je vais juste parler, parler avant tout pour moi, juste pour que mon découragement ne m’emporte pas trop loin dans la tristesse.

Le découragement

Ça ne s’annonce pas comme un article très gai !
Le découragement, je pense qu’on y est tous confronté un jour, quand on en peut plus de son boulot, qu’on n’arrive pas à se faire comprendre, qu’on se retrouve dans une situation que l’on n’a pas prévue et qui nous dépasse.black-hole-1224028_960_720
Des exemples, je peux en trouver à la pelle et je suis sûre qu’il ne faudra que quelques secondes pour que vous en trouviez à votre tour.

Aujourd’hui, c’est moi qui suis dans cette phase.
Ce n’est pas le fin de tout ce n’est même pas grave.

Bien sûr que selon les personnes, ça dure plus ou moins longtemps, mais on se relève ou sinon on met fin à sa vie, ce qui en soit est assez radical vous ne trouvez pas ?

 

La vie est une vague

cc by-nc-nd Bruno Monginoux www.photo-paysage.com & www.landscape-photo.net
Océan à Biscarosse; Photo : B. Monginoux www.Photo-Paysage.com cc by-nc-nd

Surtout que découragement n’est pas synonyme de dépression.
J’ai conscience de ce que j’aime dans ma vie.
J’ai conscience des gens qui m’entourent.

Le découragement, c’est juste un moment où on se fait emporter par la vague.
Au bord de l’océan quand vous êtes sur la plage avec de l’eau jusqu’au genoux ou à la taille, vous pouvez être retourné, brinquebalé par une vague que vous n’avez pas vu venir ou dont vous avez minimisé la taille.
Vous ressortez les cheveux en bataille, même peut être le soutien gorge au niveau de la gorge et les seins dans le vent (je peux mettre cette proposition au masculin, ne me cherchez pas, hein!) mais après quelques instants vous replacez ce satané soutien gorge, vous arrangez vos cheveux avec les doigts et vous, vous remettez sur vos pieds ou vos fesses.
Et vous retournez même, peut-être de plus belle à la rencontre de l’océan.

 

Retour express

Les problèmes
Dessin d’Alicia Gribouille

Le découragement, c’est cet instant où, ce que vous n’aimez pas, vous revient en plein visage ou vous avez l’impression, que tout ce qui est dure à vivre s’est transformé « en formule 1″, a fait un dérapage devant votre nez en éclaboussant vos yeux de tous le gravier et le sable qu’elle déplace.
C’est le moment où ma maladie se met à clignoter de mille feux et où elle entonne un chant à tue tête (assez dissonant je dirais).
Des fois que je l’ai oublié !
C’est qu’elle est exclusive, elle veut toute l’attention pour elle, sale gosse !

Et puis comme au premier jour, elle amène avec elle sa besace de questionnements et de doutes.
Bon c’est un peu ma faute aussi, je pourrais leur fermer la porte aux nez à ceux-là.
Oui, sauf que je n’y arrive pas !

Est-ce que c’est une faiblesse de ma part, sûrement.
Mais, dites moi, que je sache c’est pas parce que vous rêvez de crapahuter sur iceberg que vous avez prévu de faire fi de toutes les difficultés et de partir demain avec votre sac à dos.
Ben voilà vous aussi vous êtes faible, na!

 

Besoin de rien

Les doudous d'enfants sont nettement plus charmants!
Les doudous d’enfants sont nettement plus charmants!

Je l’avoue ma comparaison est un peu foireuse !
Dans ces jours de découragement, c’est un peu comme les jours de déprime, il n’y a pas grand-chose à faire.

Prendre soin de soi, ouvrir sa boite à doudou.
Pour ma part ce soir, elle est composée d’un verre de whisky, d’un saucisson, d’une bougie et de Tracy Chapman.

Je ne demande l’aide de personne parce qu’il n ‘y a pas de mots qui m’apaiseraient.
Peut-être à la rigueur un câlin, une épaule.
Mon amie, quand je lui parle de ces états de déprime ou de découragement qui me submergent, sait qu’il n’y a rien à dire alors elle reste là, silencieuse au bout du fil, mais je sais qu’elle est là, et je pourrais presque sentir son épaule.

 

Encore et encore

Je pourrais revenir sur ce qui me met à genoux, sur les raisons pour lesquels ce soir, je ne sourie pas mais cela ne changerait rien.pas de découragement dans l'air
Je connais toutes ces raisons.
Mes proches les connaissent.
Vous même, vous les connaissez.

Et elles ne disparaîtront pas même avec tous les mots, la douceur, la folie du monde.

Ce que je sais aujourd’hui c’est que le plus grand apprentissage de ma vie sera de vivre avec, de composer avec ces moments, de m’accorder le droit de vivre ces moments de découragement.
Je le fais déjà mais je n’aurais jamais fini d’apprendre et il y a des jours où encore « je me retrouve les fesses en l’air et le soutif en vrac ».

Je ne sais pas trop ce que vaut cet article tant au niveau de l’écriture que du contenu mais voilà, il y a des jours où ma vie c’est ça, ou juste je suis triste et je ne suis ni courageuse ni forte.
Promis on en a fini des émotions pour quelque temps, mais je ne choisis pas toujours l’ordre dans lesquels je publie les articles et encore moins ce que je ressens ou vis.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

11 réflexions au sujet de “Quand le découragement frappe à ma porte”

  1. Je découvre votre blog et j’aime beaucoup votre style, c’est enrichissant de vous lire. Vous écrivez pour vous et pour nous aussi aussi pour nous qui sommes tous plus ou moins malades et handicapés. Vos forces et vos faiblesses sont aussi les nôtres. En tout cas merci de partager cette intelligence aiguë de la vie.
    Pour être précis j’ai découvert votre blog en faisant une recherche Google sur les flash de cortisone, ma soeur qui a une sep ( plus un diabète type 1 soit 2 maladies auto-immunes) devant en subir 2 aujourd’hui et demain.

    Répondre
  2. Je découvre votre blog et j’aime beaucoup votre style, c’est enrichissant de vous lire. Vous écrivez pour vous et pour nous aussi aussi pour nous qui sommes tous plus ou moins malades et handicapés. Vos forces et vos faiblesses sont aussi les nôtres. En tout cas merci de partager cette intelligence aiguë de la vie.

    Répondre
  3. Tiens le coup, Circé, même si les mots n’apportent aucun soulagement… Tu sais que tu n’es pas seule

    Tiens le coup

    Lucrèce

    Répondre
  4. Coucou
    C’est trop drôle en fait c’est pas drôle;tu manies les mots avec humour,limite burlesques(la vague..le soutif..) qui décrivent bien ce que tu vis réellement. Le découragement existe que s’il y a du courage et comme t’as la rage (de vaincre) ton cou est aussi efficace que ton épée ou aussi beau que celui d’une girafe. Heu..fallait ben que je fasse un jeu de mots avec cou et rage..voilà c’est fait…OK je sors

    Répondre
  5. Bonjour. Oui les mots sont peu utiles dans ces cas. Je rebondi sur les derniers simplement pour dire qu’on a aussi le droit d’être triste, manquer de courage et se sentir faible sauf à se vouloir sur-humain. Mais pour qui ?
    En tout cas, je retiens la périphrase du soutif en vrac (ou du calbut sur les genoux dans mon cas), pour un sourire quand la tristesse sera trop prégnante !

    Répondre
  6. Circé,
    La vie, ta vie est faite d’expériences, d’épreuves que chacun croit insurmontables jusqu’au moment où on réalise, ou tu réalises que ce ne sont « que » des expériences.
    Le découragement c’est la facilité. Sombrer doucement et voir le soleil s’éloigner derrière l’horizon. C’est difficile et fatiguant d’être courageux tout le temps, partout et en toutes circonstances.
    Pourtant à longueur d’articles, à combien de personnes encore plus découragées que toi tu as redonné sourires et espoirs.
    Alors c’est vrai que je ne te connais pas et je parle sans savoir. Pourtant j’ai aussi connu ces jours noirs ou l’on voudrait ne pas exister pour que le cauchemar permanent s’interrompe enfin.
    Le retour à la vie se produit alors sur une étincelle , 3 fois rien. Souvent on ignore quel a été le déclic. Je suis convaincu que tu poursuivras la lutte. La Sep n’aura pas raison de ta détermination et ce blog en est la preuve et l’exemple criant. Alors regarde la dans les yeux et tu lui dis : fuck you Seraphine !
    Tu vaux mieux qu’elle, tellement mieux et ta vie ne se réduit pas à elle.
    « Elle » est un intrus certes encombrant certes invalidant que tu ne peux chasser de ce corps, mais elle n’est pas toi. Non.
    Fuck her again and again.

    Répondre
    • C’est en regardant mon découragement en face que j’apprends à vivre avec elle. je n’en ai plus peur et j’avoue que oui je ne suis pas forte tous les jours mais que par contre ça ne me met pas à terre pour autant.
      Tu vois l’article je l’ai écris hier soir et déjà aujourd’hui le découragement s’est affaiblie pour bientôt n’être plus qu’une brume un souvenir.
      Merci pour tes mots en tout cas et j’espère avec mes quelques mots des fois aider ou apporter du soutien à qui les lit.

      Répondre

Laisser un commentaire

En savoir plus sur

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Continue reading