Vivre à contre courant

Vous êtes vous déjà fait la remarque que vous vous sentiez à contre courant par rapport aux autres ?
Que vos choix ne vous avez pas emmenés sur les mêmes routes que vos amis?

Les projections

Lors de mes études, j’ai appris qu’à partir du moment où l’enfant était conçu, les parents commençaient à se projeter.Projection de l'enfant idéal
Ce crée alors une image de l’enfant idéal.
La réalité étant ce qu’elle est, cette image est remise en question très vite en bien mais aussi parfois en mal.

Les parents font des projections mais nous aussi.
On imagine la vie que l’on aura, le travail que l’on ferra, la manière dont on se mariera…
On se dit à trente ans, j’aurais ça, ça et ça, à quarante, j’en serais là, à cinquante,… bon là on arrête de se projeter, c’est trop loin et peut être trop dure de s’imaginer « si vieux » tant que l’on a pas déjà vécu un minimum.

Je vous ai souvent parlé de la maladie qui avait carrément shootée dans mes projections : ou par exemples.

 

Les diktats

les normes socialesNos projections sont souvent dictées ou en tout cas colorées de toutes les normes sociales véhiculées dans la société dans laquelle on vit (elles ne seront pas les mêmes si l’on vit en orient ou en occident, dans la campagne américaine où dans une mégalopole asiatique).
On imagine rarement une femme ne pas devenir mère.
On se doit pour être heureux d’avoir une vie de famille, un bon travail, une maison dont on est propriétaire…

Enfin rien n’est moins sûre, d’une part parce que la société évolue et que les normes changent, puis que l’on n’est pas tous les mêmes et ce qui fera le bonheur de l’un ne fera pas forcément celui de l’autre.
Sauf que ne pas rentrer dans ce moule donne parfois l’impression de venir d’une autre planète ou de nager à contre courant.

Nager à contre courant peut être fatiguant et demande une certaine volonté parce que l’on ne peut pas juste se laisser porter par le courant.

 

Les grandes étapes de la vie

Plus le temps passe et plus je me sens à contre courant de mes amis et proches.
Pendant qu’eux construisent leur vie de famille, choisissent un lieu où ils souhaitent poser leurs valises… moi je voyage, je déménage toujours autant et je fais passer mes priorités personnelles avant tout le reste.

J’entends d’ici les « mais non tu n’es pas différente, tu n’es pas exceptionnelle ».-font-b-Different-b-font-style-party-pulp-font-b-mask-b-font-hand-painted
Je ne suis pas exceptionnelle c’est certain.
Je ne suis pas différente, bien sûr que si …comme tout le monde.

Mes choix peuvent surprendre.
Parfois je dois serrer les dents pour continuer et ne surtout pas m’aigrir et être jalouse de ce que je n’aurais pas.
Et c’est peut être justement pour éviter cela que je fais autant de choses différentes et surtout tellement incongrues.

 

Les petits riens

En ce moment, je vois mes proches, mes voisins préparaient leurs vacances, partir avec leur famille.

Famille-en-vacances-2Je les vois stresser pour la location qu’ils ont réservée sur internet.
Je les vois courir pour boucler leurs valises.
Je les vois s’organiser pour partir du boulot en bouclant leurs affaires en cours.
J’entends les cris des enfants qui courent, les pleurs de celui qui a oublié la raquette de tennis jaune fluo, les disputes des frères et sœurs qui ne sont pas d’accord sur leurs places dans la voiture.

Je constate que je me gare devant chez moi quelque soit l’heure à laquelle j’arrive.
J’oublie que si je pars à la même heure que d’habitude, j’arrive en avance et prends le soleil au lieu de pester dans ma voiture.
Je m’organise des sorties qui tombent à l’eau parce que les propriétaires sont partis en vacances.

 

Un agréable contre courant

Je voudrais que les vacances ne se terminent jamais mais pas pour rester au bord de la mer juste pour que tous les autres y restent !!

Des fois être à contre courant est agréable puis des jours cela fait tourner mon cerveau à deux cent à l’heure et me demander qui a raison.vivre à contre courant
Des fois j’envie le moment de complicité de la maman qui chante avec ses enfants puis des jours je suis ravie de pouvoir me balader tranquillement en savourant les bruits qui ne me concernent pas.
Des fois j’admire ceux qui passent des heures à choisir la maison où ils vont construire leur nid puis des jours je me rappelle que si je veux je peux aller vivre à Pampelune.
Des fois je m’extasie sur le mariage et la complicité que l’on voit dans les yeux de deux amoureux puis des jours je parle à un étranger, lui souris et prend son numéro sans même réfléchir à savoir si je peux ou non.
Des fois je regarde avec envie ceux qui ont un travail fixe puis des jours je savoure de juste faire de l’escrime, d’écrire, de rencontrer des personnes de toute l’Europe (je vous avais raconté), de devenir marraine d’une association au profit de l’association française des sclérosés en plaques (vous voulez que je vous raconte? dites le en commentaire!).

Qu’elle que soit sa situation, la vie que l’on a, l’essentiel est d’en choisir le plus possible les ingrédients et surtout de profiter de chaque instant.
Peut-être que demain ma vie se trouvera rentrer dans le cadre mais c’est parce qu‘alors il me plaira où en tout cas je ferais tout pour.

Et vous, la vie vous a t’elle poussée sur un chemin auquel vous ne vous attendiez pas?

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3 commentaires sur “Vivre à contre courant

  1. En même temps existe-t-il vraiment un cadre ? En ce qui me concerne, je suis à contre courant, même si ce n’est pas un choix, au moins pour ça ça me va. Partir en vacances quand tout le monde bosse (et payer moins cher) bosser quand tout le monde est en vacances (et ne pas être dérangée) je dis oui 🙂 Sauf quand t’as un soucis de fauteuil et que personne ne peut t’aider parce que « le mois d’août vous comprenez » -_-

    1. Moi aussi j’aime être à contre sens des vacances! Un cadre, je sais pas en tout cas une tendance générale oui.
      Être à contre courant est un choix parfois non, en tout cas être conscient que ça meut être un choix et l’assumer, pour moi ça fait toute la différence!
      et au fait j’adore ton nouveau logo!!

      1. Disons qu’il y a des standards mais vas savoir pourquoi, j’en fais rarement partie : pour le meilleur et pour le pire ahah ^^
        Tu as raison, c’est en reconnaissant nos différences qu’on peut les vivre au mieux 🙂
        Ah merci ! 😀 J’ai tellement hâte d’être au 1er septembre !!!

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