Ma gestion de l’effort physique en compétition

https://www.lesechos.fr/24/06/2016/LesEchosWeekEnd/00037-032-ECWE_le-trail-ou-le-gout-de-l-effort-nature.htm

Je voulais vous parler de ma récupération active lors des compétitions.
Puis je me suis rendue compte, que si je commençais par vous expliquer ma gestion de l’effort physique durant ces journées, ce serait plus cohérent!

Ma journée type de compétition

Lors d’un précédent article, je vous avais raconté comment se passaient les compétitions; le voyage, les moments hors sport…
Aujourd’hui, je vais vous parler de la partie purement sportive

Au fil du temps, j’ai pu me rendre compte que tenir physiquement toute une compétition demande une vraie gestion.
Gestion du stress, gestion de la fatigue, gestion des douleurs, gestion de l’effort.
En premier lieu,  quelques explications techniques.

Ne faisant qu’une arme (l’épée, NDLR), je tire (terme décrivant la pratique de l’escrime) uniquement durant une journée.
Tout d’abord, cela commence par une phase de poules contenant cinq ou six matchs en cinq points.
Ensuite, un classement est établi.
Il permet de passer (ou non) à l’étape suivante:ce sont alors des matchs éliminatoires de tableau  (vous perdez, la compétition est terminée pour vous) en quinze points.
Pour voir des photos des compétitions: IWAS fencing.

Ma journée commence toujours par une séance de méditation orientée concentration et énergie.
Puis, viens le tour de l’échauffement physique.
Je débute toujours cette phase par une course en fauteuil (footing).
Ensuite, je fais des étirements et différents mouvements de bras.

Avant le premier match, j’ai toujours une leçon avec mon maître d’arme afin de « placer » ma main comme on dit.
Aucune de ces phases n’a pour but d’apprendre de nouvelles techniques ou de gagner en muscles ou en endurance.
Mon objectif est bel et bien d’être prête pour une journée de compétition, d’effort physique.

Durant l’effort

Comme on l’entend souvent, il y a trois phases importantes quand on pratique un sport : avant, pendant et après l’effort.
Je vous ai parlé de l’avant.

Durant la compétition à proprement parlé, plusieurs choses sont importantes pour moi.
Il m’a fallu d’ailleurs, un certain temps pour définir qui me convenait ou non.
Cela concerne l’alimentation, l’hydratation, la concentration, l’échauffement physique et la gestion des temps morts.
Pour l’alimentation et l’hydratation, si cela vous intéresse, je pourrais vous en parler dans un autre article.

Concentrons nous aujourd’hui, sur l’aspect purement physique.
Les compétitions d’escrime sont caractérisées par des temps d’attente importants entre les matchs.
Il est compliqué d’apprendre à gérer ces moments là.
Ce sont des temps où le stress peut vite monter et où le corps se refroidit.

Mon cerveau a tendance à divaguer: il analyse (de travers), il ressasse (mes défaites notamment), il se projette (il échafaude ses propres mirages). 
Quand à mon corps, l’échauffement de début de journée paraît d’un seul coup bien loin.
Aujourd’hui, je sais que si je veux être efficace sur la piste, je dois éviter de me refroidir complètement.
Ce n’est pas toujours simple quand on ne connaît pas le moment on va devoir tirer à nouveau.
Du coup, je me tiens prête en faisant des petites sessions de mouvements des bras ou de courses régulièrement.
Et lorsque je rentre en piste, je fais quelques étirements précis, mais ça rentre dans mes routines et je vous en parlerais une autre fois.

La gestion du après

coucher de soleil en Italie
La récupération active donne aussi droit à de beaux paysages – Terni (Italie)

La gestion de l’effort est, je pense, encore plus importante quand on a une pathologie comme la sclérose en plaques.
J’ai parfois été épuisée dés le matin.
Pourtant quoi qu’il arrive, je veux tenir et je dois tenir jusqu’au soir.

Du coup effectivement, gérer le stress, se nourrir correctement, avoir une vraie gestion de l’effort est essentiel pour ne pas terminer la journée en mode cadavre.
Après l’effort, il est capital pour tout le monde, d’avoir une phase de récupération.
Pour moi, la récupération active est ce qui me correspond le mieux.
Cette étape permet d’évacuer les toxines et de détendre les muscles.

J’ai des spasmes et je vous en avais parlé dans cet article.
Je n’en ai pas en permanence sauf en cas de poussées.
Par contre, j’ai constaté qu‘après un effort physique important (stage ou compétition) j’en ai énormément jusqu’à avoir des crises comme en poussées.
Cela n’a rien de grave et ne présage pas une aggravation de mon état.
C’est juste excessivement pénible.

Tout calculer

les règles peuvent aussi être ce qui permet d’avoir des équations qui se résolvent dessin de Madame Moustache

La SEP m’a appris à tout prévoir.
Je suis devenue une organisatrice hors pairs pour mes vacances, j’ai mis en place différents outils pour pallier à ma mémoire de poison rouge..L’improvisation, même si ça peut avoir du bon je l’évite le plus souvent.

Dans ma pratique sportive, c’est encore plus vrai.

Le sport est plus que bénéfique dans la gestion d’une maladie comme la SEP.
Par contre, le pratiquer à haut niveau est exigeant.
C’est le cas pour tout le monde et ça l’est encore plus quand vous savez que si vous ne respectez pas les règles de votre propre corps, cela se finira en poussée.

J’ai la chance de pouvoir vraiment m’éclater dans ce que j’aime.
Je veux que ça dure encore longtemps et pour cela, je m’astreins à plein de petites règles.

Pour la plupart ce sont des règles de bon sens (bien dormir, bien manger…).

Mais ce qui fait que je les respecte c’est que ce sont les miennes.
Personne ne me les impose.
C’est l’expérience, l’observation qui m’ont fait les mettre en place.
En conclusion, je dirais que ce mode de fonctionnement est applicable à toutes les sphères de ma vie, encore plus dans tout ce qui touche la maladie.

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