Alimentation, maladie et impératifs sociétaux

Alimentation maladie, et impératifs sociétaux

Parlons un peu bouffe, grosse bouffe, petite bouffe, régime sans sel, végétalisme, et j’en passe.
Depuis quelques temps, je vois souvent passé des articles et des commentaires tendant à me dire ce qu’il est bon de manger au nom de la santé ou de l’éthique.

Notre enfance

On a tous acquit des habitudes alimentaires au contact de nos parents ou de nos familles.
Elles diffèrent d’une famille à l’autre, d’une région à l’autre,d’un lieu de vie à l’autre.
Mais elles sont aussi liées aux traditions et aux goûts de nos parents.Enfants qui coure après les poules

J’ai été élevé à la campagne avec une alimentation que je considérais comme classique et assez équilibrée.
En général, les fromages et le lait venaient de la ferme pas loin, les œufs du voisin qui avaient des poules, les légumes du jardin de mes parents ou grands-parents.

Je mangeais du miel, de la viande, des légumes…
J’allais m’occuper des chèvres dans les pâturages, regarder les poussins dans la cour, écouter le travail de l’apiculteur, voir les personnes tondrent leur montons.

Ça fait très « petite maison dans la prairie » c’est sûr, mais ce sont mes souvenirs, ils ne sont pas si vieux et je continue à adorer rencontrer les producteurs sur les marchés voir dans leurs fermes.

 

Rien n’est acquis

Pour autant depuis quelques temps, je me pose beaucoup de questions suite aux différents commentaires anti viande, anti miel…que j’ai pu lire.
Est-ce que ce que j’ai toujours pris comme normal n’est pas une erreur ?

monstre sanguinaireJe savais que pour qu’une entrecôte arrive dans mon assiette, il fallait qu’un animal ai été tué.
Je savais que les poissons n’étaient pas carrés et que le lait n’apparaissait pas magiquement dans une boite UHT.
Pour autant, ça ne me choquait pas.

J’ai des amis végétariens et je comprends sans aucun souci leur point de vue même si je ne suis pas moi même végétarienne.
Mais alors, est-ce que ce n’était pas moi qui ne comprenais rien ?
Qui étais en fait sans cœur ?
Qui, en tant qu’humaine, me croyais au dessus de chaque être vivant de cette planète?

 

Ce qui est bon

Dans le même temps, j’ai entendu parler de l’importance de manger équilibré, bio, local.
Sauf qu’à part quelques grands principes, chacun définit l’équilibre différemment un peu comme les régimes où chacun a le sien.

Repas typique japonais
Repas japonais

Puis il y a aussi eu mes voyages à l’étranger.
Est-ce que les autres qui n’ont pas les mêmes habitudes alimentaires que moi auraient tort ?
Les japonais mangent beaucoup de poisson cru ce qui semble être très bon puisque ils ont l’espérance de vie en bonne santé la plus élevée au monde.
Par contre, les légumes au Japon coûtent affreusement cher (puisque en grande partie importés) et ne sont donc pas un aliment que l’on consomme en grande quantité.
Je connais les bienfaits reconnus de la cuisine à l’huile d’olive et non au beurre.

Je pourrais continuer des heures à citer des habitudes que j’ai vu ou entendu mais alors qui a raison?

 

La maladie

Rajoutez à cela, les dizaines de conseils alimentaires liées à ma maladie.
femme-paniquée-par-le-choixIl y a le régime Kousmine, le régime Seignalet, les régimes pauvres en sel, l’alimentation sans produit transformés qui contiennent des mauvaises graisses et sucres, le gluten à éviter, le lait qui nuirait à la santé…. (j’en avais déjà un peu parlé dans un article à propos des médecines parallèles)

A l’arrivée, je me retrouve avec tellement de ces vérités que je ne sais absolument plus ce que je dois manger pour favoriser une bonne santé et respecter mes valeurs et ce au delà de la maladie.

J’ai entendu récemment une personne expliquait qu ‘en tant que malades, on DEVAIT arrêter les protéines de lait car depuis que elle ne mangeait plus aucuns produits laitiers, elle n’avait plus fait de poussées.
Oui sauf que moi les protéines de lait, j’y suis allergique donc je n’en mange jamais.

Ma situation n’est pas une généralité mais celle de cette dame non plus.

 

Une réalité

loursrealitelow
Dessin de Rash Brax

Puis il y a aussi le principe de réalité.

On  ne se nourrit pas toujours très bien parce que la nourriture coûte cher.
Cela nécessite souvent une vraie volonté et de vraies recherches pour pouvoir manger bio où local à moindre coût.
Personnellement, j’aime et j’ai le temps d’aller au marché ce qui est un grand plaisir pour moi et me permet de manger de bons légumes de saison pas trop cher.
C’est sûre que le fait de vivre en ville m’a fait oublier le plaisir de manger des légumes de mon jardin ou de celui du voisin, et d’aller voir les poules dont je mange les œufs.

Préparer ses plats soi même est aussi meilleur pour la santé et pour sa bourse sauf que ce n’est pas toujours possible.
Je ne peux pas vraiment cuisiner et lorsque je suis seule et que je n’ai pas prévue le coup, je préfère manger un plat tout fait que de ne rien manger du tout.
Est-ce un choix? Pas sûre.

 

Entre éthique et réalité

Plus ça va, plus je me rends compte que je n’ai plus envie de manger de foie gras parce que son mode de fabrication me déplaît vraiment, des œufs si les poules ne sont pas élevées en plein air (et donc pas ceux que l’on me donne!), de la viande où l’animal a souffert dans un abattoir, des plats salés à outrance, des pâtes midi et soir…
Mais je n’ai pas l’intention de devenir vegan ou de me mettre au régime Seignalet.

alimentation et plaisirJ’ai envie de pouvoir continuer à manger en me faisant plaisir.
Je sais que je dois manger des protéines parce que je fais énormément de sport et que sinon je tombe comme une grosse patate moisie.
Je sais que j’aime remplacer le sel par les épices.
Je sais que je suis gourmande et que j’aime les dessert.
Je sais que je n’aime pas boire des boissons sucrées parce que ça ne me désaltère pas.
Je sais que j’aime manger des protéines végétales, des céréales et des légumineuses parce que de cette façon je tiens la journée mal gré la fatigue qui fait partie de moi et que c’est bon !

 

Ma manière de me nourrir n’est pas parfaite, ma réflexion est loin d ‘être complète ici et loin d’être terminée dans ma tête.
Je ne suis même pas toujours cohérente avec mes principes.
Mais, je considère que ce qui est primordial, est de manger ce dont mon organisme a besoin (et que je peux constater de manière empirique)  tout en me faisant plaisir et tout en respectant au maximum les êtres vivants qui me permettent d’y avoir accès (humains et animaux).
N’hésitez pas, si vous aussi vous êtes un peu perdu dans tous ces commandements ou conseils à vous documenter (google est votre ami!) à commenter ici ou à me poser des questions.

Comme chacun a le droit de se faire sa propre idée voici quelques liens qui ont alimentés ma réflexion:
Vidéo L’alimentation et la SEP de Nathalie, » sclérosée de la plaque »
Vivre avec la SEP: vivre sans gluten
Alimentation, l’équilibre avant tout (sep ensemble)
Être vegan
On a eu le régime hyper protéiné, maintenant on a le vegan (le point)

4 commentaires sur “Alimentation, maladie et impératifs sociétaux

  1. Coucou Circee,
    Il est troublant de constater combien les préoccupations des unes et des autres se rejoignent sur des plans très différents a première vue, et en fait très proche lirsqu’on y prête attention.
    La quête de la joie est partout !
    Peut-être franchiras-tu le pas toi aussi.
    Lis ceci et tu comprendras : http://ascensationnel.com/virage/
    Je transmets ton article en retour.

    A la maison je suis devenu je fabricant de steak végétal. Si… si…

    1. Bonjour.
      Merci Manu de ton commentaire.
      J’ai lu l’article que je trouves très intéressant.
      Peut être un jour je deviendrais végétarienne, végétalienne ou vegan, pour l’instant je reste comme je suis, qui rentrerait dans le flexitarisme si on veut mettre un mot dessus.
      Ce que cet article renfermait c’est surtout un agacement face à tous les impératifs qu’on veut me donner en terme d’alimentaire.
      Je trouve ça très lourd de se faire traiter d’inhumaine parce qu’on mange de la viande, d’inconsciente parce que je mange des plats tout prêts.
      Pour moi, il n’y a pas de vérité.
      On était omnivores et en même temps, l’être humain évolue donc effectivement on ne le sera peut être plus.

  2. Coucou,
    Ton article me parle évidemment énormément… par rapport à la maladie, à mes centres d’intérêt perso mais aussi ma reconversion en tant que Naturopathe où l’alimentation est au centre de tout. Beaucoup de personnes sont extrémistes que se soit dans la mal bouffe ou dans le vegan, bio etc. Il y a ceux qui ne veulent absolument pas reconnaître qu’au fond on nous empoisonne à petit feu et ceux qui sont tellement à fond qu’il ne faudrait plus rien manger. Soit on est tout ou rien, et on véhicule de la culpabilité à tout va! Pour moi, il n’y a pas de bien ou mal. Il y a avant tout de l’information (dont on manque souvent cruellement mais qui est si difficile à construire car on lit à peu près tout et son contraire…), de l’éducation et ensuite comme tu le dis : s’écouter, prendre conscience de ses propres besoins et faire selon son âme et conscience. Nous n’avons pas tous les mêmes besoins, les mêmes moyens aussi (financiers, d’accessibilité aux produits etc) et nous n’avons pas tous les mêmes préoccupations. Manger en conscience et se poser des questions est pour moi un premier pas. Pourquoi ce produit? Comment il a été fait ou produit ?
    Ensuite, se faire plaisir et garder la notion de convivialité est indispensable. Je suis comme toi une gourmande et je n’imagine pas manger pour manger sans aucune notion de plaisir.
    Ton article est à mon avis représentatif d’un questionnement qui est de plus en plus général, et ça c’est top! Quand on se pose des questions, on avance!

    1. Merci de ton commentaire.
      Il me conforte dans mes idées et dans la raison de cet article qui était avant tout un ras le bol de toutes ces injonctions et une réelle interrogation mais sans culpabilité sur la manière dont je mange et vis tout simplement.
      J’avais oublié que tu me suivais, je suis aussi ton blog mais je n’avais pas fait le lien!!!

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