Sensibilisations et démos handisport

Sensibilisation et démonstrations ne sont pas synonymes, c’est certain.
Mais ils ont beaucoup de points communs, je m’explique.

Les sensibilisations

La sensibilisation dont je vais vous parler est celle aux handicaps.Sensibilisation au handicap
Avec l’APF, je participe à des sensibilisations aux handicaps auprès de différents public.
Cela va d’enfants d’école maternelle à des adultes en formation d’auxiliaire de vie ou même d’architecture.

Pour ma part, le public auprès du quel je préfère intervenir est celui des écoles maternelles ou primaires.
Bien sûr, je considère les sensibilisations auprès d’adolescents ou d’adultes tout aussi importantes.
Mais que voulez vous, ça doit être des restes de mon ancien métier d’éducatrice de jeunes enfants.

Selon le public, les sensibilisations ne vont pas se dérouler de la même manière ni avoir le même but.
Par exemple, dans l’école d’architecture, le but était de leur montrer tout ce qui était en lien avec l’accessibilité.
Pour cela, il y avait en autres, des mises en situation (parcours avec un fauteuil roulant, sans la vue…).

 

Comment se passe une sensibilisation ?

sensibilisations
L’objectif précis de ces interventions est discuté en amont avec  la personne responsable du projet au sein de l’établissement visité.

Notre venue peut faire partie d’un travail de réflexion sur la différence ou sur les différentes sortes de handicaps.
Les responsables vont décrire ce qu’ils désirent que l’on fasse passer.
Ils vont choisir si ils veulent que l’on intervienne avec des outils (jeux, vidéos…).
Plusieurs handicaps, plusieurs origines (accident, de naissance, maladie) peuvent aussi être représentés.

Ils vont aussi prévoir le temps d’intervention et les modalités (classe entière, demi groupe…).
J’avoue que par expérience, je trouve les petits groupes plus intéressants.(entre dix et quinze enfants).
Il est aussi nécessaire d’avoir un temps d’environ une heure pour que le contact puisse s’établir avec les enfants.

Il est drôle de constater, qu’il n’y a pas deux interventions pareilles!
Les classes d’une école à l’autre, d’un quartier à un autre, d’un maître à un autre peuvent être très différentes.

 

Une rencontre

Les sensibilisations sont avant tout une rencontre.
On est souvent plusieurs personnes handicapées.
Cela permet un discours moins stéréotypé et plus varié.

On présente d’abord l’association et les différentes formes de handicap existantes ainsi que leurs origines (accident, maladie, naissance) en s’adaptant à l’âge des personnes en face de nous.
Dans un deuxième temps on se présente en tant que personne en expliquant quel est notre handicap.Sensibilisations et rencontre
Puis, vient ensuite la foire aux questions !

Des fois, elles ont été travaillé par avance et mises dans une boite à questions.
On précise et c’est capital qu’aucune question n’est tabou.

Elles peuvent être vraiment très variées !
Petit medley des écoles primaires:

« Et pour faire caca, tu fais comment ? »

« Comment vous faites pour rester féminine, malgré le handicap (Zharra 8 ans)

« Si vous habitez en haut d’un escalier, vous faites comment pour vous y rendre? »…

 

Les handisports

Une démonstration d’escrime handisport (je pourrais faire une démo de tricot mais ça serait nettement plus dure pour moi!) est un moment où je vais parler de mon sport, de ma pratique et où je vais montrer comment ça se passe (petites explications ici).
Là encore, la personne responsable du projet a demandé par avance ce qu’elle souhaitait, ce qu’elle voulait faire passer comme message, quel était son objectif.

Coeur_Handisport_01Bien sûr, je ne suis pas qu’une poupée parlante!
Je reste entièrement libre de ma parole mais c’est important de savoir qu’elle est l’objectif visé.
Surtout que les démonstrations peuvent avoir plein de buts différents: promouvoir un club, montrer du handi sport, faire connaître l’escrime…
Quoi qu’il en soit c’est toujours un très bon support de sensibilisation au handicap.

Le sport reste, pour moi, la meilleure des sensibilisations parce que l’on n’est plus juste un « animal étrange » mais on est avant tout un sportif.
Ça aide aussi au dialogue puisqu’il y a un intermédiaire.
Parler du sport permet d’aborder pleins d’autres sujets (l’accessibilité, les transferts, le regard des autres, ….).
Il y a du coup moins de gêne ce qui est particulièrement vrai avec un public adolescent.

Pour moi, c’est agréable d’être une sportive avant d’être une personne handicapée.
Et pour les personnes auprès de qui j’interviens, c’est agréable d’avoir un sujet de discussion et des points communs.
On n’est pas pareil mais l’on peut avoir des ressemblances, aimer les même choses, avoir les mêmes loisirs.

 

Le site de cœur handisport.

J’ai cherché quelques vidéos sur ce thème sur le net: Sensibilisation en entreprise,Sensibilisation à l’école.

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